PLAN DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS ET LA GESTION DES DECHETS

I. CONTEXTE GENERAL

L’objectif de développement du projet (ODP) est de prévenir, détecter et répondre à la menace posée par la maladie à Coronavirus 2019 et renforcer les systèmes nationaux de préparation à la santé publique en Guinée.
En effet, une épidémie de la maladie à coronavirus (COVID 19) causée par le nouveau coronavirus 2019 (SRAS-CoV-2) se propage rapidement dans le monde depuis décembre 2019, suite au diagnostic des premiers cas à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine.
Alors que le premier cas de Covid-19 en Guinée a été signalé le 12 mars 2020, le nombre de cas confirmé a rapidement atteint à la date du 29 juillet 2021, vingt-cinq mille deux cent onze (25 211) cas confirmés, vingt-trois mille neuf cent quarante-six (23 946) guérisons et trois cent quatre-vingt-douze (392) décès Hospitalier et Communautaire selon l’ANSS.

Une explosion de cette épidémie dans le pays pourrait excéder les capacités déjà mises à rude épreuve du système de santé par Ebola et être désastreuse sans assistance urgente.
Initialement et principalement confinés à la capitale Conakry, les cas ont depuis été signalés dans les 33 préfectures que compte le pays. Le niveau de préparation de la Guinée pour répondre à une éventuelle épidémie de Covid-19 a été qualifié de modéré.
Capitalisant sur son expérience antérieure de l’épidémie d’Ebola, le gouvernement a rapidement élaboré un premier Plan national de préparation et de riposte contre l’épidémie de coronavirus Covid 19 2020 (PNPR) conformément au RSI au début du mois de février 2020 et dont le coût s’est élevé à 48 millions de dollars.
Par la suite, une deuxième version du PNPR a été élaborée à la mi-mars 2020, comprenant le plan d’urgence contre la pandémie de covid-19 ainsi qu’un volet de renforcement du système de santé pour un montant de près de 160 millions de dollars.
Début avril 2020, pour faire face à l’impact socio-économique global de la pandémie, le gouvernement a validé un plan de réponse sociale et économique.
Le pays a activé à un stade précoce les mécanismes nationaux de gestion des urgences de santé publique qui consistent en : (i) un comité interministériel présidé par le Premier ministre et composé de presque tous les ministères, (ii) le comité stratégique interministériel, et (iii) l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) existante, présidée par son directeur général et comprenant les sous-comités techniques généraux ainsi que les partenaires du secteur de la santé.
Au début de l’épidémie, le gouvernement a activé les anciennes équipes de réaction rapide au niveau des régions et des districts. Ainsi, il existe des équipes d’alerte et de réponse aux épidémies (ERARE) dans chacune des huit régions administratives et des EPARE (Equipes Préfectorales d’Alerte et de Réponse aux Epidémies) dans chacun des 38 districts sanitaires.
La surveillance du Covid-19 a commencé par le dépistage aux frontières, notamment à l’aéroport de Conakry, au port de Conakry et aux ports miniers de Boké et Boffa. Elle a été étendue à l’ensemble des frontières terrestres le 21 mars 2020, compte tenu du nombre croissant de cas dans les 6 pays voisins, dont certains comptaient plus de 500 cas au 14 avril 2020.
Des mesures de quarantaine furent mises en oeuvre pour tous les voyageurs qui rentraient au pays par des vols spéciaux.
En outre, le gouvernement a également fermé ses frontières aériennes et maritimes le 21 mars 2020 pour contenir la propagation du covid-19 dans le pays. Cependant, il convient de mentionner que malgré la fermeture des frontières par tous ces pays, des déplacements par voie terrestre ont été signalés. En outre, les couloirs humanitaires ont été également autorisés.
Toujours est-il que, la maladie reste de nature à provoquer une forte pression sur les structures hospitalières guinéennes et notamment sur les services d’assistance respiratoire. Les moyens dont dispose la Guinée en matière d’équipements, de logistique et de produits consommables ne peuvent subvenir aux besoins urgents pour la prise en charge des malades atteints dont le nombre qui échappe aux modèles statistiques de par la synergie des imprévus et aléas se projette en augmentation dans les semaines et mois à venir.
La Guinée souffre de graves pénuries d’équipements et de fournitures médicaux et de laboratoire, de vaccins, d’Equipements de Protection Individuelle (EPI) et de produits de lutte contre les infections pour faire face à la crise du COVID-19. Les problèmes d’approvisionnement se posent pour les produits médicaux (par exemple, des réactifs et éventuellement de l’oxygène) et des équipements plus complexes (par exemple des ventilateurs) où la capacité de fabrication est entièrement allouée par des commandes rapides en provenance de pays développés.
Pour aider la Guinée à prévenir l’épidémie et à y répondre, elle a besoin d’un budget supplémentaire pour renforcer les activités de préparation et mettre en place une capacité de réponse à l’épidémie dans le pays.
C’est dans ce cadre que la Guinée a demandé un financement additionnel pour l’acquisition, l’expédition, la chaîne d’approvisionnement et la prestation de services des vaccins COVID-19. Elle vise à vacciner 90,0 % des adultes (personnes âgées de plus de 18 ans), soit 38,1 % de la population totale (4 915 162 adultes).
Grâce à la facilité COVAX et aux accords bilatéraux avec la Chine et la Russie, la Guinée obtiendra suffisamment de doses pour vacciner 23,7 % de la population totale (3 054 670 personnes). Cet appui financier sera utilisé pour acheter suffisamment de doses de vaccins conformes au VAC de la Banque Mondiale pour couvrir 8,6 % de la population totale (1 116 250 personnes), ce qui aidera la Guinée à couvrir un total de 32,3 % de la population totale. Alors que l’OMS, l’UNICEF et la facilité COVAX fournissent un soutien technique pour l’introduction du vaccin en Guinée, la contribution financière totale que la Guinée a reçue jusqu’à présent, pour la chaîne d’approvisionnement et la prestation de services, est de 1,06 million de dollars US. Par conséquent, le pays ne dispose pas des ressources nécessaires au déploiement des vaccins. Alors que d’autres partenaires doivent encore s’engager à apporter un soutien financier à la Guinée, cet AF soutiendra le déploiement de tout vaccin qui suit le VAC de la Banque Mondiale pour aider la Guinée à atteindre ses objectifs de vaccination.

Sur la base des dernières données sur le prix des vaccins et du dernier budget national pour le déploiement des vaccins, 1la mise en oeuvre du plan national de déploiement des vaccins COVID-19 en Guinée coûterait 67,9 millions de dollars US, dont 47,3 millions de dollars US pour l’achat et l’expédition des vaccins et 20,6 millions de dollars US pour la chaîne d’approvisionnement et la prestation de services. Compte tenu des ressources que la Guinée recevra, il restera un écart de 23,7 millions de dollars US pour mettre en oeuvre ce plan.
A ce stade, les vaccins, les équipements de chaine de froid, les matériels de vaccination et produits consommables ainsi que leur déploiement prévu d’être financés par ce projet sont connus et parfaitement ciblés pour faire face à l’épidémie, bien que la quantité exacte reste à déterminer. Si l’acquisition en soit ne génère aucun risque particulier, cependant l’exploitation des équipements et des produits consommables génèrera des risques environnementaux et sociaux qu’il importe de considérer et de prévoir les mesures nécessaires.

II. DESCRIPTION DU PROJET :

Objectif de développement du Projet

L’objectif de développement du projet (ODP) est de prévenir, détecter et répondre à la menace posée par la maladie à Coronavirus 2019 et renforcer les systèmes nationaux de préparation à la santé publique en Guinée.

Indicateurs de niveau ODP


• Nombre de cas suspects de COVID-19 signalés et faisant l’objet d’une enquête selon les directives nationales ;
• Le pays a activé son centre des opérations d’urgence de santé publique ou un mécanisme de coordination pour le COVID-19 ;
• Nombre de laboratoires désignés dotés d’équipement de diagnostic COVID-19 de trousses de test et de réactifs.

Composantes du Projet

Toutes les activités proposées dans le cadre de ce projet sont très similaires à celles financées par les projets REDISSE I et PRUVEG. Par conséquent, les activités suivantes s’ajouteront à ces deux projets et en assureront la continuité.

Composante 1 : Intervention d’urgence COVID-19 (9,7 millions de dollars américains)

Cette composante permettra de limiter la transmission locale du COVID-19 grâce à la mise en oeuvre de stratégies de confinement. Elle aidera à améliorer les capacités de détection de la maladie grâce à des séances de formation, du matériel de laboratoire, du soutien à la quarantaine, des systèmes d’information pour assurer un enregistrement rapide des cas, la détection des cas, le dépistage des contacts et le traitement des cas, conformément aux lignes directrices de l’OMS énoncées dans le Plan d’intervention stratégique. Cette composante permettra à la Guinée de mobiliser une capacité d’intervention d’urgence par le biais des agents de la santé de première ligne formés et bien équipés. Elle comprend les sous-composantes suivantes :

Sous-Composante 1.1- Détection, confirmation, enregistrement et déclaration des cas et suivi des contacts (5,4 millions de dollars américains)


Cela comprend le financement de : (i) l’acquisition et le déploiement d’outils de communication tels que les téléphones et les tablettes et les technologies de l’information et des communications pour appuyer la surveillance et le suivi des contacts et la production de rapports pour les agents de la santé aux points d’entrée et les agents de la santé communautaires; (ii) le renforcement de la gestion des urgences et de la surveillance fondée sur les événements par la formation des agents de la santé communautaire; (iii) le soutien aux enquêtes épidémiologiques; des exercices de simulation multisectoriels et le renforcement des capacités d’évaluation des risques du gouvernement grâce à l’achat de véhicules 4×4, du carburant et des coûts d’exploitation pour les équipes de santé d’urgence; (iv) le renforcement des points d’entrée désignés et les sites d’isolement aux frontières, y compris les ports (Conakry, Boké et Boffa), en les équipements (lits, tentes médicales, thermo flashs, masques, tabliers, blouses, gants…) et en finançant les coûts opérationnels (transport, indemnité quotidienne) pour les agents de la santé aux points d’entrée; former les agents d’urgence et les points d’entrée en matière de santé et leur fournir des trousses (masques, EPI, tabliers, gants, etc.). Cette sous-composante renforcera également la capacité des huit laboratoires en formant le personnel, en achetant des équipements, des réactifs et des tests d’échantillonnage et en fournissant des coûts de fonctionnement.

Pour plus de détails, veuillez télécharger ici le document du Plan de Contrôle des Infections et Gestion des Déchets Biomédicaux

RAPPORT-FINAL-PLAN-DE-CONTROLE-DES-INFECTIONS-GESTION-DES-DECHETS-BIOMEDICAUX-PROJET-COVID-19-FA-GUINEE-VERSION-FINALE-AOUT-2021.pdf

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